Loi : la Belgique suit le chemin de la France
En effet, la Belgique met l’accent sur la sécurité des joueurs et la lutte contre la dépendance aux jeux en imposant un cahier des charges assez lourd aux futurs opérateurs. Ces derniers lorgnent d’ailleurs depuis longtemps sur ce marché qu’ils considèrent comme très lucratif. Cependant, quelques différences de taille subsistent entre les modèles belge et français. Tout d’abord, les jeux de casino sont également compris dans le projet de loi belge, contrairement aux législations imposées par l’ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux En Ligne) en France. De plus, seuls les propriétaires de casinos “brique-et-mortier” (réels) pourront demander une licence officielle. Cela signifie d’une part que les opérateurs les plus connus du marché ne pourront obtenir leur sésame, et d’autre part que le nombre d’acteurs sur le marché belge sera forcément très restreint. De nombreuses voix se sont immédiatement élevées contre ce projet de loi. Certaines des plus grandes salles de poker ont même menacé de déposer une plainte auprès de la Commission Européenne pour concurrence déloyale.Voici là un véritable imbroglio juridique qui peut inquiéter lorsque l’on sait que ce législation est censée entrer en vigueur dans un peu plus de trois mois.
Le Poker en Ligne légal aux USA
L’UIGEA (Unlawful Internet Gambling Enforcement Act), approuvé par le Congrès américain il y a 4 ans a dans les faits interdit le poker et le casino en ligne sur le territoire US, en bloquant tout transfert d’argent entre établissements bancaires et sites Internet. Une situation ubuesque, lorsque l’on sait que les Etats-Unis représentent de loin le marché numéro 1 dans le monde ! Il s’avère que l’avenir des joueurs de poker en ligne américains pourrait très bientôt s’éclaircir, et ce au grand dam de l’aile conservatrice du paysage politique américain. La semaine dernière, l’amendement HR 2267, soutenu par le très libéral membre du Congrès Barney Frank, a été approuvé par le Congrès et ajouterait le poker en ligne dans les exceptions aux interdictions de transfert bancaire. Ceci permettrait à nouveau aux américains de déposer de l’argent sur leurs salles de poker en ligne favorites. Une belle nouvelle qui, bien qu’elle ne soit pas encore mise en application (la loi doit encore passer devant le Sénat américain) réjouit un marché très morose après la crise financière.
Suisse : 48,3% des jeunes ont déjà joué à des jeux d’argent
En moyenne, près d’un jeune sur deux (48,3%) a joué au moins une fois sur la même période. Et 13,5% d’entre eux jouent au moins une fois par semaine à des jeux d’argent (loteries, paris, cartes à gratter mais aussi jeux de casino et poker). Une autre tendance se dessine : chez les jeunes, les hommes jouent plus que les femmes. Ces travaux menés sous la direction de Joan-Carles Suris, responsable du Groupe de recherche sur la santé des adolescents à l’Institut de médecine sociale et préventive (CHUV et Université de Lausanne) sont instructifs à plus d’un titre. Ils révèlent notamment que l’industrie du jeu en Suisse, en ligne mais aussi terrestre, ne prend pas assez de mesures pour interdire l’accès au jeu des mineurs. Comme le souligne le Dr Suris, il est donc important d’inclure le jeu dans le dépistage des comportements à risque chez les adolescents. En revanche, cette étude pêche un peu par son manque de précision. Des données essentielles n’y figurent pas comme la proportion de mineurs ayant joué à des jeux d’argent, mais aussi la répartition des types de jeux chez ces mêmes joueurs. Par exemple, entre 18 et 24 ans, une personne peut jouer plusieurs fois par an à un jeu de grattage ou même au poker en ligne sans présenter pour autant le moindre signe de dépendance. Ce rapport reste donc essentiel pour alerter les autorités sanitaires et juridiques sur le problème du jeu chez les mineurs, mais il gagnerait à être complété par des enquêtes supplémentaires.




